Cet article est la deuxième partie d’une série sur les troubles alimentaires. Chacun propose une définition, quelques chiffres, les situations où un trouble alimentaire peut apparaître, dans le cadre de harcèlement scolaire, les conséquences pour la personne et l’entourage, ainsi que des personnes ou centres à contacter.
Nous allons ici nous intéresser à un trouble moins facilement identifiable que l’anorexie mentale (voir première partie) : la boulimie.
La boulimie est un trouble qui se caractérise par :
- Un irrépressible besoin de manger des quantités importantes, suivies par des comportements compensatoires tels que des vomissements, des prises de laxatifs, une activité physique intensive, du jeûne, techniques pour empêcher la prise de poids.
- Très fourbe, la boulimie se repère moins facilement car la personne présente un poids normal et semble même pleine d’énergie.
- Une grande honte liée à ces pertes de contrôles, une faible estime de soi.
- L’évitement de certaines situations ou rencontres sociales, pour se concentrer sur une crise boulimique.
Dans certains cas, la boulimie peut être liée à la dépression. En effet, les répétitions des crises provoquent un fort sentiment d’impuissance et un mal-être. La personne se replie souvent sur elle-même, présente des changements d’humeur, est angoissée à l’idée des repas. On estime que 20% des personnes victimes de boulimie font une tentative de suicide.
De plus, au niveau physique, la boulimie peut provoquer des problèmes cardiaques liés au manque de certains nutriments qui ne sont pas digérés, un tube digestif et une bouche rongés par l’acide, des traces de dents sur les mains ou les doigts…
Le harcèlement scolaire provoque une baisse de l’estime de soi, dû aux remarques répétées et violentes. La boulimie peut être un trouble qui apparaît pour « conforter » ce qui se dit à l’école, ce qui crée un cercle vicieux. Qu’il s’agisse de l’avis de son entourage ou de soi-même, la personne victime de boulimie est convaincue de sa faible valeur.
Pour aider une personne qui souffre de boulimie, il faut beaucoup de patience et témoigner beaucoup d’affection envers la personne, pour peu à peu lui redonner confiance en elle. L’important est avant tout de se concentrer sur l’état mental de la personne, et pas de lui faire subir un interrogatoire constant sur ses crises ou sa nourriture. Le but n’est pas de porter un jugement, mais de réellement être présent pour la personne, dans son entier.
La guérison d’un trouble alimentaire dépend toujours de la personne et de sa situation. Il n’y a pas une formule magique pour sortir facilement de cette boucle vicieuse, l’important est de retrouver peu à peu un lien sain avec soi-même et avec l’alimentation.
Des rechutes ne sont pas évitables, mais un accompagnement mental par un psychologue, un centre spécialisé, voir même par le médecin de famille est un atout essentiel.
Parfois, une coupure radicale avec une hospitalisation peut s’avérer nécessaire, tant pour la personne souffrant de boulimie que pour les proches, qui se verront ménagé par une prise en charge externe à la cellule familiale.
Quelques adresses :


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